Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Retour de vacances avec 15 kilos de vide - ou "petite leçon de Coaching"

L'été, comme toutes les saisons,  porte sa dose de transformation. Comme si la chaleur brulait la fatigue de l'année (et quelle année), cumulée depuis tous ces mois passés à courir derrière notre soif de réalisation, de travail, de soi... En tant que jeune entrepreneur(e) et ayant fait le choix de quitter le siège confortable de l'entreprise et des congés payés, je dois avouer que j'avais un peu de mal à me voir partir en vacances. Rien faire, me reposer,  me "dorer la pilule", j'adore cette expression, mais c'était pas pour moi cette année. La pression sociale joue bien son rôle dans cette situation : "bientôt les vacances?" Cette question a fini par m'exaspérer. Surtout que la réponse standard prévoit 2 seules options. Soit tu viens de rentrer, soit tu vas bientôt partir. Pas d'autre voie d'issue. Au secours, laissez moi travailler et me faire griller les neurones à 40 degrés !

Retour de vacances avec 15 kilos de vide - ou "petite leçon de Coaching"

Bon, passé le 15 août j'avoue qu'une petite appréhension pour la rentrée est montée sur scène. 15 jours seulement avant le scénario : cartable, réveil, voiture, course, courses, boulot, journées qui rétrécissent, et paf c'est Noel! Je cède, OK. Un rapide coup d'oeil sur les compagnies avec des avions qui volent, je réserve. J'ai tout de même toujours cet appel vers ma première maison qui est l'Italie d'où je viens et où je vais retrouver régulièrement mes racines. 

Me voilà revenue. Il s'est passé un fait extraordinaire. J'ai lâché prise. Et oui, parce que sur une semaine, pas le temps de décompresser, s'habituer au nouveau rythme, ralentir, se poser...le passage en mode OFF a du se faire dans l'immédiat dès l'atterrissage. Comme un géant auto-méta-coaching j'ai cheminé du point A - entrepreneur en quête aveugle de reconnaissance qui tourne en rond et descend une marche tous les jours plus bas, au point B - entrepreneur qui puise dans ses ressources et ouvre les yeux. Par quel chemin suis-je passée?

1 - Par le lâcher prise sur l'exigence que j'impose au monde, en particulier aux personnes chères. Laisser qu'elle soient comme elles sont et pas comme je voudrais qu'elle soient. Les défauts qui autrefois me fesaient hisser le poil sont aujourd'hui simplement leurs couleurs et leurs contours : ce sont des faits qui, en aucun cas m'appartiennent et sur lesquels je n'ai aucune sorte de pensée, jugement, opinion, sentiment...

2 - Par la fidélité à l'exigence sur moi-même, car cela m'apporte le plaisir et la motivation : me lever tôt, lire les sujets passionnants relatif à mon travail, dans le silence de la maison, pendant que le reste de ma famille dort, en sécurité, au calme, en paix. Ecouter le silence.

Tout cela m'a ouvert à nouveau la porte de l'accueil : le monde, les personnes, la beauté sublime. Cette croyance qu'il y a toujours une partie de bon dans tout. Je n'ai pas fait tout ça seule. Comme toujours, il y a l'inspiration et elle s'appelle François Délivré et son livre "Le métier de coach" qui a été le fil rouge de mes vacances. 

3 - Le chemin est passé aussi par l'abandon de la culpabilité : la première, celle d'être partie, à la place de travailler. Ne pas travailler voudrait dire, pour l'autre moi qui est assis à ma gauche, être responsable d'un acte impardonnable, comparé à tous ceux qui souffrent et qui "méritent" leur place. Si je veux mériter la mienne, je dois verser du sang et des larmes. Je prends, je mets de côté. Je ne suis pas capable de jeter, pas encore. Mais je peux mettre ça de côté pendant une semaine, oui je peux.

4 - Par l''acceptation de mes autres rôles. A côté de celui de l'entrepreneur (e) qui doit faire ses preuves, il y a en e au moins trois autres, en jolie file indienne : la fille, la mère, l'épouse. Et aucun de ces rôles est moins important que celui de l'entrepreneur. aucune raison donc de les mettre au deuxième plan, ou au troisième! 

Au retour, à l'enregistrement des valises j'ai réalisé qu'il manquaient 15 kg de bagages que j'aurais pu remplir de produits italiens, de souvenirs de ma maison et de ma terre, comme je fais d'habitude. A la place j'ai apporté du vide, le vide qui permet de voir l'espace et d'écouter mon coeur.  

Maintenant je suis prête pour la rentrée.

Tag(s) : #coaching, #confiance en soi, #développement, #humain
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :