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Je ne sais pas dire non!

Combien de fois vous vous êtes retrouvés dans un projet, dans un groupe de travail, dans une échéance ou dans une tâche à réaliser, que vous avez acceptée par dépit, à contrecœur, avec manque dissimulé de conviction et qui devient de plus en plus une boule logée au creux de votre ventre ?

De là, la bascule se fait vite vers la zone "rouge" : dépassement de nos capacités, de nos forces et ressources, de notre temps, surcharge mentale, physique et émotionnelle, déraillement. Certains diront, c’est génial de se dépasser ! Sauf que des fois c’est trop, on perd pied, on vit dans l’inconfort et on a l’impression d’être à la mauvaise place, et on maudit le moment où on a dit oui.

Alors qu’un simple « non » aurait évité tout ça.

Un simple non.

Le fait c’est que dire non, ce n’est pas simple. Ce n’est pas simple parce que les obstacles entre nous et le mot « n-o-n » sont imposants, et méritent respect et attention. Ces obstacles, sont les racines de votre histoire et de votre personnalité. Ils ont été construits en même temps que vous.

Certains de ces obstacles sont durs, ils ont des fondations en bêton armé et il est très difficile voire impossible de les faire tomber. D’autres sont plus légers, ils sont là de façon temporaire, comme un panneau amovible qui dure une saison et qui s’envole au premier coup de mistral. Vous pouvez les identifier, les observer, les reconnaitre, et vous autoriser à les lever.

Mille raisons peuvent expliquer la difficulté à dire non que certaines personnes rencontrent. Cela se passe lorsque certaines valeurs personnelles sont des freins à l’idée de dire non : le sens du service, l’envie d’aider l’autre, le besoin de se sentir utile, la peine de laisser l’autre seul avec sa demande, mais aussi la crainte de susciter la déception, la frustration, voire de provoquer le conflit, ou encore le doute de renvoyer une mauvaise image de soi, d’être  catalogué  comme celui ou celle qui « n’aide pas », qui «  ne participe pas », et si je vais encore plus loin, qui « n’assume pas ses responsabilités ».  

Et si au contraire, dire non vous mettait en valeur, vous permettait de vous affirmer, sans écraser, sans dominer? Je peux témoigner qu'il ne s'agit pas que d'une hypothèse. Dire non et en même temps respecter l’autre, c’est tout à fait compatible. C’est même plus puissant que dire oui, dans la mesure où vous vous êtes d’abord respecté vous-mêmes et vous avez reconnu et respecté votre volonté, et en refusant vous respectez l’autre qui a besoin de sincérité et intégrité. Dire non c’est garder son intégrité. Dire non c’est rester focalisé sur ses objectifs et tenir ses engagements, car dire oui à une demande supplémentaire signifie avoir moins de temps pour le reste, et forcément implique le faire moins bien ou tout simplement moins longtemps, ou alors pas du tout dans le pire des cas.

Savoir dire non est une compétence qui en libère une deuxième dans un effet domino, celle du sens de l’organisation. C'est la preuve que vous êtes organisé. Et dans un un monde où on entend de plus en plus parler de soft skills, un monde où l’incertitude et le changement deviennent la norme, cela vous donne un outil précieux à utiliser au quotidien.

Apprendre à dire non c’est un travail de fond qui nécessite d’un cadre bienveillant et sécurisant dans lequel vous pourrez vous exprimer et libérer cette partie de vous qui admire ceux qui savent dire non et qui voudrait leur ressembler un peu. Alors, on en parle ?

 

Tag(s) : #competences, #coaching, #conseil aux candidats, #développement, #humain, #ressources humaines, #réalisation, #projet professionnel
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